CAFIB : Fila pur ?
Les partisans de la CAFIB (club Brésilien dissident) essayent de nous faire croire qu'ils détiennent la vérité sur le Fila et que leurs lignées sont pures tandis que les Fila CBKC sont tous des "croisés" ....
Je vous invitent a lire ce qui suit : ( ce n'est bien sur qu'un extrait et c'est en 1933 et il y a de tres nombreux autres exemples que vous trouverez facilement sur le net)
Extrait du Bulletin N11 du CBB, daté de Mars 1933
Voici le recit d'une expérience de retrempe par monsieur Dubut:
La pureté d'une race est chose toute relative.
Pour qu'un animal fût qualifié de pur sang, s'il fallait qu'à aucun
moment aucun sang étranger n'ait été infusé à aucun de ses ascendants, on peut affirmer qu'il n'existe nulle part, aujourd'hui, un produit qui réunisse ces conditions. A ce compte, il n'y
aurait, ni -un sujet pur, ni une race pure.
Notamment, en ce qui concerne nos races de chiens, soit anglaises, soit françaises, il est de toute évidence qu'aucune n'a pu vivre, se maintenir, s'améliorer, sans l'apport d'un sang nouveau, sans
un rafraîchissement du sang, sans une retrempe.
Cette intransigeance, quant au sang rigoureusement pur, n'est donc ni légitime, ni sage, ni même honnête, car certains puristes forcenés ne se privaient pas dans l'ombre, d'user de la retrempe, mais
ils ne l'avouaient jamais. Cette intransigeance était donc plus verbale que réelle.
A mon sens, et au jugement des praticiens qui ont un peu de zootechnie, la retrempe est, dans certains cas, non seulement recommandable, mais nécessaire.
Sur le principe de la retrempe, l'accord est à peu près unanime
aujourd'hui. On se rend compte que, sans elle, toutes nos races domestiques finiraient par sombrer dans une consanguinité excessive et malheureuse.
Les éleveurs avertis et loyaux admettent parfaitement qu'un animal peut et doit être réputé pur sang dès que son pedigree ne comporte qu'une fraction minime de sang étranger, insuffisant pour altérer
le type de la race fixé au standard.
Ainsi, pour préciser à l'aide de chiffres, on admet généralement qu'un animal, dont le pedigree n'accuse que 1/8 de ce sang étranger, peut être considéré comme de race pure.
Il en est même chez qui malgré 1/4 de sang étranger, on ne relève aucune trace de mésalliance.
Avant de quitter les généralités, disons que toute tentative de retrempe comporte deux opérations délicates:
Le choix de l'étalon de retrempe, l'élimination des produits adultérés.
Sur ces deux points, si vous me le permettez, je vais éclairer ma lanterne
à l'aide d'un cas particulier, qui m'est personnel.
Quand j'ai débuté dans l'élevage du Braque du Bourbonnais, il y a une trentaine d'années, le dogme de la pureté absolue de la race était la doctrine officielle, intangible, de l'élevage canin; et le
fin du fin, c'était de marier ensemble tous les champions de la race, ou tout au moins leurs descendants. Les familles royales, sauf votre respect, ne se perpétuaient, pas d'autres manière. Ce n'est,
peut-être pas suffisant pour généraliser la méthode.
Les sentiers battus ne sont pas toujours les meilleurs, mais sont les plus
faciles: je fis comme tout le monde.
Je donnai d'abord ma chienne Kate à Hercule de Bosc le Hard, petit-fils de Champion Mascotte. Je la donnai ensuite à Champion Roi d'Ys. Je donnai Douce, fille de Kate à Goliath. Je
trouvai, chez M. Godinot, Guêpe, arrière-petite-fille de Champion Yan. J'obtins de l'obligeance de M. Canu, Gousse et Loustic issus de Champion Fanette. J'étais triomphant.
Songez! En quelques années, j'avais rassemblé dans mon chenil le sang de tous les rois ou reines de la race !
Quelle bonne besogne j'allais faire! Quels succès, me semblait-il, devaient couronner mes efforts !... O naïve et sainte innocence de l'homme de foi!
Cette méthode me donna un certain nombre de chiens honnêtes; pas un as, pas un chien totalement réussi, soit au physique, soit au moral. Plus se concentrait mon aristocratique macédoine, plus je
percevais de fâcheuses déficiences.
