Suite à des remarques pertinentes de personnes me demandant comment reconnaitre un bon éleveur d'un mauvais ou d'un marchand de chiens, il est vrai que, quelques fois, la différence n'est pas flagrante ...

 

pour vous aider je dirai que le nombre et le type de races élevées est déjà un élément de choix (pas de certitude) ! en effet élever que des petites races, celles qui se vendent bien et cher, et de plus en élever des dizaines différentes nous indique quand même plus un appat du gain qu'un amour des animaux 

 

apres ça , et c'est tres important, un site internet doit vous montrer l'élevage dans sa totalité c'est à dire les locaux, les espaces de détentes, et bien sur les reproducteurs, ce qui est loin d'être toujours le cas donc à EVITER et choisissez un autre élevage

 

quand on vous envoit des photos de chiots demandez aussi celles des parents car rien ne  ressemble plus à un chiot qu'un autre chiot

 

sur place demandez a visiter l'élevage et a voir les reproducteurs et pas uniquement les chiots devant vous !!! si les chiens sont isolés dans des baraquements, si le terrain est tout petit, si vous ne voyez pas de parc de détente, si ça ne correspond pas au site internet .... FUYEZ VITE ! votre chiot est-il vraiment né là et dans quelles conditions ? risque t-il d'avoir des problèmes de comportement ?

 

bien sur il y aura toujours d'autres cas et d'autres possibilités de se faire "avoir" mais déjà en appliquant ces premières consignes vous vous éviterez certainement beaucoup de déboires



vu sur : http://www.antac-europe.org/article-vos-chiens

 

100 000 chiots importés : 20 000 morts !

100 000 chiots importés : 20 000 morts !

Au printemps 2004, au moment où les élites des différents pays européens demandent aux peuples de se réjouir de l’entrée dans l’Union européenne des dix nouveaux pays de l’Europe de l’Est - dont les trois plus grands exportateurs de chiots- un grand nombre de problèmes ne sont réglés.

En ce qui concerne l’entrée annuelle de ces 100 000 chiots, il est clair que l’on a commencé par mettre en place l’Europe des trafics au lieu de commencer par construire l’Europe de la justice.

Au cours des dernières décennies, l’évolution des mentalités en France a conduit à une explosion des ventes de chiens et de chats, en particulier par l’intermédiaire des animaleries qui ont proliféré et pris une part importante du marché ! Ceci, grâce à des méthodes de ventes agressives : publicité tapageuse et mensongère, vente à crédit, etc…

Cette explosion du marché a coïncidé avec les transformations politiques, économiques et sociales des démocraties populaires d’Europe de l’Est, qui, à partir de 1989, se sont converties à une économie de marché, sans que les nouveaux États mis en place puissent jouer un rôle de régulation satisfaisant.

Dans ces pays, des entrepreneurs actifs ont compris tout le bénéfice qu’ils pouvaient tirer de cette nouvelle situation, à savoir : exporter à des prix défiant toute concurrence, des chiots, vers les consommateurs à haut niveau de vie de l’Europe Occidentale.

En France, ces courtiers sont apparus, pour servir d’intermédiaires entre ces producteurs de l’Est, et ces grandes surfaces animalières. Ils ont bénéficié à la fois de la construction Européenne facilitant la libre circulation des hommes et des marchandises, du laxisme et de la corruption de certains fonctionnaires chargés de rédiger et d’appliquer la législation et la réglementation et de faible mobilisation des amis des animaux.

 

En Loiret

Début 2000, Manuella et Gaétan s’intéressent à l’annonce que publie un éleveur du Loiret proposant des American Staffordshire à un prix dans leurs possibilités. L’affaire est conclue le 27 février 2000 et, pour la somme de 4 000 francs (610 euros), payable en 3 fois, ils deviennent propriétaires d’une petite femelle. Qui, en ces débuts d’application de la loi sur les chiens dangereux, devait donc obligatoirement être doté d’un pedigree ou, sinon, euthanasiée. Ce n’est que plus tard qu’ils apprennent que, profitant de leur méconnaissance de la langue tchèque, le nom de PRAXI mentionné sur le pedigree tchèque qui leur a été fourni avec leur femelle... était en réalité celui d’un mâle. Auquel, d’ailleurs correspondaient les papiers. Tout d’un coup, PRAXI, qui se trouvait sans pedigree, passait en 1ère catégorie, ce qui rendait son achat illégal et lui faisant courir des risques d’euthanasie. Inutile de dire que ses maîtres ont alors connu une période d’angoisse et ont, bien entendu, évité de sortir leur chienne dans des lieux fréquentés. Mais ils ont aussi remué ciel et terre dans toute l’Europe pour régulariser cette situation. En commençant par la France, en passant par la Belgique, pour finir par la République Tchèque dont la télévision, émue, a consacré un reportage à leur histoire. Ce qui leur a permis de voir, enfin, leurs démarches être couronnées de succès et, surtout, de refaire le parcours de PRAXI depuis sa naissance le 5 décembre 1999 à Hodonice en Moravie de l’Est (République Tchèque) chez un chauffeur routier aux revenus très modestes qui avait fait saillir une chienne pour arrondir ses fins de mois [1].

Ce monsieur qui n’,en était pas à son coup d’essai, avait, comme d’habitude, vendu sa portée entière de 6 chiots à une entreprise d’exportation spécialisée de Viskov, petite ville située à 40 kilomètres de Brno, capitale de la Moravie. Après avoir « récolté » une centaine de chiots, cette entreprise les a chargés dans un camion qui a pris la route de la Belgique. C’est le 18 janvier que, avec ses 5 frères et sœurs âgés seulement de 49 jours, PRAXI franchit les frontières allemandes et belges et arriva dans des hangars de la banlieue bruxelloise. Où elle a été « dégroupée », immédiatement réexpédiée et livrée le surlendemain, donc à l’âge de 51 jours, dans le Loiret. C’est ce qui s’appelle travailler en flux tendus, mais il est bien évident qu’en matière de commerce international, personne ne respecte la quarantaine imposée par la réglementation. Après un périple de plusieurs milliers de kilomètres, elle était donc rendue sur l'étal du commerçant à un âge auquel, si les lois avaient été respectées, elle n’aurait pas dû avoir quitté son élevage d’origine [2].

On peut se demander à quoi sert que le technocrate se soit décarcassé [3] pour peaufiner une réglementation voulant qu’en matière de commerce international les chiens et chats issus de pays non européens soient identifiés avant de quitter leur pays d’origine, vaccinés contre la rage (ce qui ne se peut avant qu'ils aient atteint l'âge de 3 mois) et qu'ils subissent une quarantaine d’une bonne semaine à leur arrivée en France ?

Puisque née le 5 décembre 1999, PRAXI qui n'avait que 49 jours lorsqu'elle est arrivée en Europe, aurait donc dû être interceptée au cours du franchissement de l'une de ces 3 frontières qu’elle a enchaînées les unes derrière les autres, c’est-à-dire à son entrée en Allemagne, en Belgique ou, au pire, en France. Pour le moins, le contrôle vétérinaire effectué pendant cette quarantaine légalement obligatoire qu’elle aurait dû subir avant de se retrouver derrière la vitrine d’un commerçant français aurait dû relever plusieurs des anomalies que contenait ce dossier. Ce commerçant se voyait systématiquement refusé l’agrément d’importateur par la D.S.V. Ce qui permettrait de subodorer quelque circuit parallèle permettant de s’approvisionner à l'étranger malgré les interdictions.

Ces chiots tchèques qui ont parcouru 1 300 km pour arriver dans une société d’import-export belge, pour être ensuite exportés vers la France étaient dans l’illégalité totale. Dans la plupart des cas, l’origine des chiots disparaissait et ils changeaient de nationalité à chaque étape de leur transfert.

Comme on pouvait logiquement l'attendre d'un animal ayant effectué aussi jeune un tel périple, PRAXI a connu de nombreux ennuis de santé, notamment une infection de l’utérus obligeant l’ablation de cet organe. Si PRAXI est maintenant une chienne adorable pouvant aujourd’hui se promener en ville, l'obtention du pedigree tchèque aura demandé 2 ans d’efforts.